Interview

Nicolas Schmitt, responsable de la boutique nancéienne Schmitt chocolatier

Chez les Schmitt, le chocolat est une histoire de famille. Responsable de la boutique nancéienne Schmitt chocolatier, Nicolas baigne dans le chocolat depuis l’âge de 2 ans. Comme ses 2 frères, également investis dans l’entreprise familiale et artisanale, il a grandi au milieu des spécialités confectionnées par son père dans la pâtisserie-chocolaterie géromoise. Classés depuis 8 ans « Tablette d’or » dans le Guide des croqueurs de chocolat, ces fondus de chocolat ont ouvert Saveur club en 2015, un restaurant-salon de thé installé au cœur de Gérardmer.

Le territoire

Quel est votre lien avec la Lorraine ?
Je suis né à Saint-Dié-des-Vosges. Comme mes frères, j’ai grandi dans la pâtisserie-chocolaterie que tiennent mes parents à Gérardmer depuis 1983. Nous sommes de purs vosgiens même si je vis à Nancy où j’ai fait mes études et où je gère une de nos boutiques.

Avez-vous un souvenir fort/une anecdote en lien avec la Lorraine à nous partager ?
À la période des beaux jours, quand nous avions des profs absents, nous en profitions pour aller nous baigner dans le lac de Gérardmer avec les copains de lycée. (Le défi consistait à réussir à entrer, puis à rester quelques instants dans l’eau, qui avoisinait à peine les 15°C…)

Qu’est-ce que vous aimez le plus en Lorraine ?
Pratiquer le sport au bord, et dans, le lac de Gérardmer et me balader en Vieille ville à Nancy ou au marché de Vandœuvre, le dimanche matin.

Comment définiriez-vous la Lorraine en un mot ?
Authentique

En quoi participez-vous au rayonnement du territoire ?
À travers nos produits, reconnus au-delà des frontières et de la région. Nous fabriquons des spécialités facilement identifiables, des produits qui reflètent notre identité comme le granit des Vosges, les oignons de jonquilles ou encore la tablette Stanislas que nous venons de développer.

En quoi êtes-vous fier d’être Lorrain ?
J’avoue apprécier qu’on évoque mon accent vosgien. Je suis convaincu que le fait de cultiver une identité assez forte rend plus tolérant et plus ouvert. J’aime affirmer ce côté vosgien, j’aime bien que les autres entendent et identifient d’où je viens.

Si la Lorraine était un plat :
Un plat de ma grand-mère : des pommes de terre avec du chique ou des knepfles.

Si la Lorraine était une couleur :
Le vert, des sapins. Comme dit un ami géromois : « Je ne suis qu’un pauvre fils des sapins. »

Si la Lorraine était une personne :
J’ai pratiqué 15 ans le triathlon et le milieu sportif reste un centre d’intérêt pour moi. Je dirais donc Julien Absalon, double champion olympique de VTT (un vosgien !!).

Qu’est-ce que vous avez envie de dire à quelqu’un qui ne connaît pas la Lorraine ?
Le climat est meilleur qu’il n’y paraît et il y a vraiment beaucoup de choses à faire et à découvrir aussi bien sportivement que culturellement. Il est préférable de se faire sa propre opinion plutôt que de rester sur les images, parfois fausses, qui sont véhiculées.

 

La démarche de marque

Pourquoi une démarche collective ?
Développer une image juste passe par un effet de groupe. Une intervention individuelle a moins de portée, selon moi. Pour créer une image positive, il faut réussir à montrer la diversité de notre territoire.

Pourquoi avez-vous envie de vous engager dans cette démarche ? Pourquoi souhaitez-vous promouvoir la Lorraine ?
Par fierté. Je suis Lorrain et j’ai envie que cette région ait la portée qu’elle mérite, au-delà de ses départements.

Qu’attendez-vous de cette démarche et que souhaitez-vous y apporter ?
J’espère pouvoir apporter ma petite pierre à l’édifice afin de transformer l’image que certains ont de la Lorraine.

 

Les valeurs de la marque et le positionnement

En quoi vous reconnaissez vous dans les valeurs de la marque ?
Le fait d’être authentique rejoint pour moi l’idée de sincérité et d’ouverture. Avoir une identité forte sous-tend la possibilité de s’ouvrir davantage car on est fier de ce qu’on fait. La sincérité, comme l’ouverture, fait partie de ma culture familiale. L’excellence peut se refléter à travers les prix que Schmitt chocolatier obtient (2 Awards au salon du chocolat de Paris depuis 2010) Enfin, même si nous évoluons dans une activité traditionnelle, l’audace vient de certaines créations que nous allons tenter. Mon père a été un précurseur en tentant des associations de produits comme la coriandre, ou encore le fenouil, avec du chocolat.

Comment s’expriment-elles sur le territoire ?
En matière d’excellence, mes repères se trouvent essentiellement dans l’alimentaire : la Lorraine a des restaurants étoilés, des fromagers fantastiques à Nancy, des artisans dans le milieu chocolatier et ailleurs… Je pense aussi à l’Université et au domaine sportif. Pour ce qui est de l’ouverture, Nancy est un bon exemple de ville qui réalise un mix des populations. Cela s’exprime dans la manière de vivre, l’ouverture aux autres. J’associe beaucoup la sincérité à l’ouverture car je pense que sans sincérité, il n’y a pas d’ouverture possible. En termes d’audace, la Lorraine compte énormément de développements stratégiques, politiques, des technologies innovantes et le développement du Sillon lorrain. Il existe une vraie impulsion.

D’après vous comment la révélation s’exprime-t-elle en Lorraine ?
Au regard des métiers de l’artisanat notamment, qui sont des métiers de passion pour lesquels on ne compte pas le temps consacré. Les artisans ont la foi dans ce qu’ils font et le font à fond.

Nous fabriquons des spécialités facilement identifiables, des produits qui reflètent notre identité comme le granit des Vosges, les oignons de jonquilles ou encore la tablette Stanislas.